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Les questions que vous me posez dans mon cabinet de neuropsychologie à Chambéry

Voici une liste des questions que vous me posez fréquemment. Ces questions sont basées sur vos préoccupations concernant la neuropsychologie en cabinet libéral, en tant que patients, parents ou proches d’une personne en difficulté. Elles visent à vous informer, rassurer et clarifier les aspects pratiques et cliniques de ma pratique.​

🧠 Découvrir et comprendre la neuropsychologie

La neuropsychologie est une discipline scientifique qui étudie les relations entre le cerveau et le comportement humain. Elle s’intéresse en particulier aux fonctions cognitives telles que la mémoire, l’attention, le langage, les fonctions exécutives (planification, organisation), et la perception. Elle s’intéresse aux effets des lésions cérébrales, des troubles neurodéveloppementaux, des maladies neurologiques et psychiatriques sur le fonctionnement cognitif d’une personne.

Les neuropsychologues utilisent des outils d’évaluation professionnels pour identifier et analyser les fonctions cérébrales altérées ou préservées : ce sont les tests et les épreuves neuropsychologiques.

Les bilans effectués permettent de mieux comprendre les difficultés rencontrées par le patient dans sa vie quotidienne (scolaire, professionnelle, sociale) et d’émettre des hypothèses diagnostiques, souvent dans le cadre de troubles tels que le trouble déficitaire de l’attention avec ou sans hyperactivité (TDA/H), les troubles du spectre de l’autisme (TSA), les traumatismes crâniens, les AVC, les maladies neurodégénératives ou encore les troubles de l’humeur.

Le rôle du neuropsychologue est d’évaluer le fonctionnement cognitif, d’émettre des hypothèses diagnostiques sur les difficultés qui apparaissent au bilan et de proposer des recommandations personnalisées pour optimiser le fonctionnement cognitif du patient et l’aider à mieux s’adapter à son environnement.

Dans le cadre de son activité, le neuropsychologue réalise des évaluations détaillées des fonctions cognitives, émotionnelles et comportementales d’une personne. Toutefois, bien que le neuropsychologue puisse poser des hypothèses diagnostiques en fonction des résultats de l’évaluation, il ne pose pas de diagnostic médical au sens strict (ce qui relève des médecins).

Ainsi, le neuropsychologue intervient comme un spécialiste dans l’identification des dysfonctionnements cognitifs, mais le diagnostic médical final est posé par un médecin.

Le psychologue est un professionnel formé en psychologie (niveau Master), qui intervient dans l’accompagnement psychique et le développement de la personne. Le neuropsychologue est un psychologue ayant une spécialisation en neuropsychologie ; il est spécifiquement formé à l’évaluation des fonctions cognitives et à leur lien avec le fonctionnement cérébral. 

Le psychiatre, quant à lui, est un médecin spécialisé en santé mentale, habilité à poser des diagnostics médicaux et à prescrire des traitements médicamenteux. 

Ces professionnels peuvent être complémentaires dans la prise en charge globale du patient.

L’hypersensibilité est un terme largement utilisé dans le langage courant pour faire référence à une réactivité accrue aux émotions, aux stimuli sensoriels et aux interactions sociales. Sur le plan scientifique, ce concept renvoie partiellement à la sensibilité au traitement sensoriel décrit par Elaine Aron.

Attention à ce concept fourre-tout car la validité scientifique de la notion d’hypersensibilité reste très discutée. Ce n’est pas un trouble reconnu dans les classifications diagnostiques internationales et l’hypersensibilité demeure difficilement objectivable par des critères cliniques standardisés. Il s’agit donc d’un concept encore controversé, en raison du manque de consensus sur sa définition et sur les méthodes d’évaluation.

Non, c’est un mythe largement répandu, mais scientifiquement faux.
Les recherches en neurosciences montrent que nous utilisons toutes les parties de notre cerveau, même si nous ne les utilisons pas toutes en même temps, et pas toujours de manière consciente. L’imagerie cérébrale (IRM, TEP scan) démontre que la quasi-totalité du cerveau est active selon les tâches réalisées : langage, mouvement, attention, émotions, mémoire, etc.

Ce mythe des 10% viendrait d’une mauvaise interprétation ancienne de données scientifiques, ou de l’idée séduisante que nous aurions un potentiel inexploité. En réalité, chaque zone cérébrale a une fonction, et si 90 % du cerveau était inutilisé, des lésions dans ces zones n’auraient aucun effet, ce qui n’est pas le cas.

En résumé, nous utilisons bien 100 % de notre cerveau, mais pas en même temps et même si nous n’en maîtrisons pas toujours toutes les capacités.

Le Haut Potentiel Émotionnel (« HPE ») n’est pas une entité reconnue par la communauté scientifique comme une catégorie clinique stable. À ce jour, aucun critère diagnostique ni seuil objectif ne permet d’identifier un HPE. Il s’agit d’un concept, controversé, dont l’usage peut brouiller la frontière entre caractéristiques normales de la personnalité et fonctionnement pathologique. De plus, il est souvent utilisé dans une approche plus descriptive que scientifique, et suscite des critiques quant à son flou conceptuel. Il est parfois mobilisé de manière excessive, au risque de « psychologiser » des traits de personnalité ordinaires ou d’occulter d’autres problématiques sous-jacentes (anxiété, TSA, trauma, etc.).

Le « HPE » reste donc une notion floue sur le plan psychométrique et nosographique et il ne fait l’objet d’aucun consensus dans la littérature scientifique actuelle.

Le Haut Potentiel Intellectuel (HPI), en revanche, repose sur des critères mesurables (QI ≥ 130 sur les échelles de Wechsler). Le HPE est parfois utilisé comme une extension émotionnelle du HPI, mais cette assimilation est très critiquée par les chercheurs : elle peut donner l’illusion d’une légitimation scientifique alors qu’il ne s’agit, pour le moment, que d’une notion largement subjective, sans ancrage dans un cadre psychométrique reconnu.

En résumé, le Haut Potentiel Émotionnel est un concept séduisant mais scientifiquement très fragile. Dans un cadre professionnel, il ne doit pas être utilisé comme étiquette ou outil de catégorisation psychologique.

L’idée selon laquelle certaines personnes seraient « cerveau droit » (créatives, émotionnelles) et d’autres « cerveau gauche » (logiques, analytiques) est un mythe simplifié, sans fondement scientifique réel.

Il est vrai que certaines fonctions cérébrales sont latéralisées : par exemple, chez la majorité des droitiers, le langage est plutôt situé dans l’hémisphère gauche, tandis que certaines compétences visuo-spatiales mobilisent davantage l’hémisphère droit.
Cependant, nos deux hémisphères travaillent en constante collaboration grâce au corps calleux, une structure constituées des axones des neurones, qui les relie. Toutes les activités complexes, comme parler, résoudre un problème ou compter ou dessiner, sollicitent plusieurs régions cérébrales dans les deux hémisphères.

Il n’y a donc pas de profil « cerveau droit » ou « cerveau gauche » : nous utilisons l’ensemble de notre cerveau de manière intégrée, et nos capacités dépendent avant tout de la manière dont les différentes régions interagissent entre elles.

Aucune activité isolée (mots croisés ou autre) ne permet à elle seule d’empêcher l’apparition de la maladie. La prévention repose sur une approche globale : activité physique régulière, alimentation équilibrée, stimulation cognitive, gestion du stress, bon sommeil et suivi médical des facteurs de risque (hypertension, diabète, etc.).

📚 Les tests, les outils et le matériel en neuropsychologie

Les tests, batteries de tests et épreuves neuropsychologiques sont des outils professionnels accessibles uniquement aux professionnels formés à leur utilisation, à leur passation et à leur interprétation. Ils ne sont pas disponibles librement pour le grand public.

Pour mon activité libérale à Chambéry, j’achète mes outils sur le site internet des éditeurs officiels de tests. En France sont notamment Hogrefe et Pearson (ECPA), qui distribuent des épreuves comme le WISC-V, le WAIS-IV, la FEE, la NEPSY-II ou encore l’ADOS-2. Ces tests sont réservés aux psychologues et ne peuvent être utilisés que dans le cadre d’une évaluation réalisée en cabinet ou en institution spécialisée.

Non, un bilan de QI fiable et reconnu ne peut pas être passé en ligne. Les tests de QI disponibles sur Internet n’ont aucune valeur scientifique. Pour obtenir une évaluation cognitive rigoureuse et interprétable, il est indispensable de consulter un psychologue formé, qui utilisera des outils validés, dans des conditions standardisées, afin d’assurer la fiabilité des résultats et de pouvoir les interpréter dans leur globalité.

Si vous êtes intéressé(s) par une évaluation de votre fonctionnement intellectuel, je vous reçois avec plaisir dans mon cabinet. Vous pouvez obtenir toutes les informations et renseignements sur la page de mon site internet qui est dédiée à la mesure du Quotient Intellectuel. Notez que je propose aussi ce type d’évaluation aux enfants.

Les tests que j’utilise dans le cadre de mes bilans neuropsychologiques sont standardisés, c’est-à-dire que leurs modalités de passation, de cotation et d’interprétation suivent des normes précises, établies à partir d’échantillons représentatifs de la population générale. Chaque performance est comparée à ces données normatives, en fonction de l’âge (et parfois du niveau scolaire ou du sexe), ce qui permet de situer la personne évaluée par rapport à ce qui est attendu pour son groupe d’âge.

Les résultats sont ensuite convertis en scores standardisés (scores standards, notes z, percentiles, etc.) qui permettent d’identifier :

– une performance dans la norme : lorsque les résultats se situent dans une plage attendue pour l’âge.

– un score déficitaire ou très faible : lorsque les résultats se situent significativement en dessous de la moyenne, en général sous le 10e percentile ou 1 écart-type sous la norme, selon les critères du test.

– un score supérieur à la norme : certains résultats peuvent refléter un haut niveau de performance cognitive.

L’interprétation ne repose pas uniquement sur les scores chiffrés, mais tient également compte de votre histoire de vie, du comportement observé pendant la passation, de la plainte exprimée, ainsi que des éléments recueillis lors de l’entretien clinique. C’est une analyse qualitative et individualisée, et non une simple lecture des chiffres.

Le neuropsychologue utilise une série d’outils et de tests standardisés et validés scientifiquement pour évaluer les fonctions cognitives. Ces outils permettent d’obtenir une mesure objective et quantitative des différentes capacités cérébrales telles que la mémoire, l’attention, le langage, les fonctions exécutives, et bien d’autres.

Les principaux outils utilisés comprennent notamment :

Les entretiens cliniques : l’entretien clinique est une étape clé de l’évaluation neuropsychologique. Il permet de recueillir des informations sur l’histoire du patient, ses difficultés quotidiennes, son développement et ses antécédents médicaux. 

Cet entretien peut aussi passer par des outils diagnostiques comme le DIVA (entretien clinique pour le diagnostic du TDA/H) ou des questionnaires spécifiques qui aident à cerner des troubles particuliers (par exemple, les troubles de l’humeur, du comportement, ou des troubles neurodéveloppementaux).

Les batteries de tests neuropsychologiques : ce sont des ensembles de tests qui évaluent différentes fonctions cognitives. Par exemple, le WISC-V (pour les enfants), la WAIS-IV (pour les adultes), ou des tests spécifiques pour évaluer la mémoire, l’attention, le langage ou les fonctions exécutives.

Les échelles diagnostiques : ces outils permettent de poser des hypothèses diagnostiques, par exemple l’ADOS-2 pour le diagnostic du trouble du spectre de l’autisme (TSA) ou le DIVA-5 pour le trouble déficitaire de l’attention avec ou sans hyperactivité (TDA/H).

L’entretien clinique est personnalisé et essentiel pour compléter l’évaluation neuropsychologique. Il est souvent suivi de l’administration de tests spécifiques en fonction des besoins identifiés lors de l’entretien.

Des questionnaires et échelles d’évaluation comportementale et émotionnelle : Ils aident à explorer des aspects spécifiques du fonctionnement cognitif, émotionnel et comportemental du patient.

Tous ces outils sont des instruments professionnels, utilisés dans un cadre strictement encadré par la déontologie et la rigueur scientifique. Ils sont accessibles uniquement aux neuropsychologues diplômés, qui ont une formation spécialisée leur permettant de les administrer correctement et d’en interpréter les résultats avec précision.

Il est important de souligner que l’utilisation de ces outils nécessite non seulement des compétences techniques et théoriques, mais aussi une compréhension fine de la psychologie et des neurosciences, d’où la nécessité de passer par un professionnel formé et diplômé pour garantir des évaluations fiables et pertinentes.

📋 Déroulement du bilan neuropsychologique et des consultations

Les bilans neuropsychologiques que je propose dans mon cabinet se déroulent en plusieurs étapes, permettant d’évaluer le fonctionnement cognitif de manière détaillée et objective :

L’entretien clinique : cette première rencontre permet d’échanger sur la demande, le contexte de consultation, les antécédents médicaux et le vécu du patient. Cet entretien est essentiel pour orienter les tests et comprendre les enjeux spécifiques à chaque situation.

La passation des tests : plusieurs séances peuvent être nécessaires pour administrer les différents tests standardisés. Ces épreuves mesurent des fonctions cognitives telles que l’attention, la mémoire, le langage, les fonctions exécutives, et le raisonnement. La durée des tests dépend des objectifs du bilan et de la capacité de concentration du patient.

L’analyse des résultats : les résultats sont analysés de manière approfondie, et une interprétation clinique est réalisée pour cerner les difficultés et les points forts cognitifs.

La restitution : un entretien de restitution est organisé pour expliquer les résultats du bilan au patient et/ou à sa famille. Un compte rendu écrit est fourni, détaillant les conclusions et, si nécessaire, des recommandations adaptées (pistes de prise en charge, aménagements scolaires ou professionnels, orientation vers d’autres professionnels).

Dans l’idéal le jour de notre rencontre (ou dans un prochain rendez-vous du bilan), il est intéressant d’apporter tout compte rendu médical, psychologique ou scolaire pertinent (bilans antérieurs, courriers de médecins, ordonnance, PPS, PAP, bilans orthophoniques, bilan auprès d’un ergothérapeute, etc.), des bulletins scolaires (si le bilan est pour votre enfant), résultats d’examens (imagerie, scanner, etc) et vos lunettes ou appareils auditifs pour garantir des conditions optimales lors des épreuves.

Tout document que vous me transmettrez me permettra ainsi d’avoir une vue d’ensemble de votre situation et de pouvoir croiser les observations et/ou diagnostics des autres professionnels avec les éléments que je relèverai lors du bilan neuropsychologique. Les documents que vous partagerez avec moi ne seront ni divulgués ni partagés avec d’autres professionnels sans votre accord et consentement.

Oui, je vous remets toujours un compte rendu papier à la fin du bilan, au cours de la séance de restitution. Ce document détaillé (de 15 à 50 pages) rédigé par mes soins comprend l’analyse des résultats des tests, un résumé des conclusions, ainsi que des recommandations adaptées à votre situation (par exemple, aménagements scolaires, suivi thérapeutique, orientation vers d’autres professionnels, etc.). 

Ce compte rendu peut être utilisé dans des démarches administratives ou scolaires, ou pour partager les résultats avec d’autres professionnels de santé impliqués dans votre le suivi.

La durée du bilan neuropsychologique varie en fonction des objectifs, du type de trouble/difficulté évalué et de l’âge du patient. En moyenne :

Enfant ou adolescent : le bilan (tests et entretien diagnostique par exemple) peut durer entre 3 et 6 heures, réparties sur plusieurs séances, en fonction de la capacité de concentration de l’enfant.

Adulte : le bilan dure généralement entre 4 et 6 heures, réparties sur 1 à 4 séances. Les bilans spécifiques au Trouble du Spectre de l’Autisme (TSA) que je propose dans mon cabinet sont un cas à part car ils peuvent durer entre 7 et 10h (évaluation diagnostique complète comprenant l’entretien ADI-R avec les parents). 

Il est important de noter que le temps de restitution, pour expliquer les résultats du bilan, est ajouté à la durée totale.

(1) Premier rendez-vous : l’entretien clinique permet de recueillir des informations sur la demande et le contexte de la consultation.

(2) Passation des tests : une ou plusieurs séances sont nécessaires pour administrer les tests neuropsychologiques.

(3) Analyse des résultats : après la passation des tests, une période d’analyse est nécessaire pour interpréter les résultats de manière précise.

(4) Restitution : un entretien est prévu pour expliquer les résultats au patient et, si nécessaire, aux proches. Un compte rendu détaillé est fourni à la fin du processus.

Oui, il est tout à fait possible de venir accompagné(e) au premier rendez-vous (et aux suivants). Vous pouvez venir avec votre ami, l’un de vos parents, votre conjoint(e), etc. Vous pouvez aussi accompagner votre enfant.
Pendant les séances de bilan, la personne qui vous accompagne peut rester en salle d’attente car la présence d’un tiers dans la salle de test n’est pas autorisée afin de garantir des conditions standardisées et neutres, nécessaires à la validité des résultats (sauf condition particulière).

Oui, des facteurs comme l’anxiété, la fatigue et le manque de sommeil, l’état émotionnel ou encore le stress lié à l’évaluation peuvent avoir un impact sur les performances, en particulier sur des épreuves qui sollicitent l’attention, la mémoire ou la vitesse de traitement.

C’est pourquoi, lors d’un bilan, le contexte dans lequel les tests sont réalisés est toujours pris en compte dans l’interprétation des résultats. J’observe également votre comportement pendant la passation (signes de découragement, lenteur inhabituelle, agitation, etc.), ce qui permet de nuancer les conclusions. Si nécessaire, un complément d’évaluation ou une nouvelle passation peut être envisagé pour affiner l’analyse.

En résumé, le QI est une mesure fiable dans un cadre standardisé, mais il ne reflète pas à lui seul l’ensemble du fonctionnement intellectuel ni le potentiel d’une personne, surtout s’il est perturbé par des facteurs transitoires.

Les compte rendu que je vous transmets en fin de bilan (lors de la séance de restitution) contiennent en général entre 15 et 50 pages. Je m’assure ainsi que l’ensemble du vocabulaire neuropsychologique, des données psychométriques et des explications des résultats vous soient accessibles et compréhensibles.

Je prends également le temps de vous faire des schémas, dessins et explications graphiques au dernier rendez-vous. C’est aussi le moment où je réponds à vos questions, vos doutes et vos incompréhensions. Bien sûr, je reste disponible par mail après la restitution si quelque chose n’est pas clair mais compte tenu du fait que je tiens à vous rendre les résultats limpides, il ne devrait pas y avoir d’incompréhensions.

Les résultats du bilan sont restitués lors d’un entretien dédié, généralement dans un délai de 3 à 4 semaines après la dernière séance de passation. Ce délai peut varier légèrement en fonction de la complexité de la situation, du volume d’épreuves réalisées, ou de la nécessité d’une analyse approfondie.

Cet entretien final me permet de vous présenter les résultats chiffrés, mais aussi leur interprétation clinique, et de répondre à vos questions. Un compte rendu écrit détaillé vous est remis à cette occasion.

Les résultats d’un bilan neuropsychologique peuvent évoluer avec le temps. Plusieurs facteurs peuvent influencer cette évolution, par exemple :

– le développement cognitif (notamment chez les enfants et les adolescents) : certaines fonctions se renforcent naturellement avec l’âge et la maturation cérébrale.

– les expériences de vie, les apprentissages et les prises en charge (rééducation, accompagnement thérapeutique, aménagements scolaires ou professionnels) peuvent améliorer certaines compétences.

– à l’inverse, des événements de vie difficiles, des troubles psychiques, neurologiques ou médicaux peuvent impacter négativement le fonctionnement cognitif (maladie neurodégénératives, traumatisme crânien, accident vasculaire cérébral par exemple)

Les résultats d’un bilan sont donc une photographie du fonctionnement cognitif à un instant T, qui doit toujours être interprétée dans un contexte plus large.

De manière générale, les bilans neuropsychologiques ne peuvent pas être réalisés à distance.
Les tests utilisés sont standardisés et nécessitent des conditions de passation strictes, notamment en présentiel, pour garantir la fiabilité et la validité des résultats. La passation en visio ne permet pas de contrôler l’environnement (bruits, distractions, assistance extérieure), ni de garantir le respect des consignes ou l’observation clinique fine du comportement.

Non, il n’est ni possible (ni souhaitable) de s’entraîner aux tests neuropsychologiques en amont d’un bilan.

Les tests utilisés sont des outils standardisés, conçus pour évaluer le fonctionnement cognitif de manière objective, dans des conditions contrôlées. Ils mesurent des capacités telles que la mémoire, l’attention, les fonctions exécutives, le raisonnement, etc., à un instant donné, sans préparation préalable.
S’entraîner à ces tests (lorsqu’ils sont accessibles dans des ouvrages) fausse les résultats : cela peut masquer certaines difficultés ou au contraire en créer artificiellement, et biaisera l’interprétation clinique.

En revanche, il est utile de venir au bilan reposé, sans stress autant que possible, et d’avoir compris les objectifs de l’évaluation. Le but n’est pas de « réussir », mais de mieux comprendre comment vous (ou votre enfant) fonctionnez cognitivement, pour adapter au mieux les accompagnements si nécessaire.

Oui, notamment pour les bilans spécifiques au trouble du spectre de l’autisme.

Dans la prise en charge des situations cliniques complexes, il est fréquent que l’évaluation et l’orientation nécessitent une articulation entre plusieurs niveaux de recours. Les professionnels libéraux spécialisés constituent une deuxième ligne de prise en charge et assurent des évaluations approfondies, des bilans spécialisés et une première analyse diagnostique. Lorsque les situations présentent une complexité particulière, des incertitudes diagnostiques ou une intrication de plusieurs tableaux cliniques, un recours à une troisième ligne peut être indiqué, via des centres experts ou des équipes pluridisciplinaires, pour compléter l’évaluation et apporter une expertise supplémentaire. Ces dispositifs de recours viennent en appui des évaluations réalisées en deuxième ligne et permettent de consolider les hypothèses cliniques dans les situations les plus complexes.

En Savoie, pour les situations qui nécessitent une exploration approfondie d’un TSA, il est possible de s’orienter vers le CESA (Centre d’Évaluation Savoyard de l’Autisme) ou vers l’EMA 73 (Équipe Mobile Autisme 73), dispositifs intégrés au Dispositif Ressources Autisme du CHS de la Savoie. Ces structures constituent des ressources de recours qui sont mobilisables lorsque l’évaluation clinique nécessite une expertise complémentaire ou une approche pluridisciplinaire approfondie.

👥 Public concerné par des évaluations et bilans neuropsychologiques

Le bilan neuropsychologique s’adresse à toute personne, enfant, adolescent, adulte ou senior, présentant des difficultés cognitives, comportementales ou émotionnelles susceptibles d’être en lien avec un dysfonctionnement cérébral, un trouble neurodéveloppemental ou un trouble psychique.

Il peut être indiqué en cas de troubles de l’attention, difficultés de mémoire, lenteur cognitive, troubles des apprentissages, suspicion de trouble du spectre de l’autisme, ou encore dans le cadre d’une pathologie neurologique (épilepsie, AVC, traumatisme crânien, maladie neurodégénérative).

Il peut également être proposé à titre préventif, pour objectiver un fonctionnement cognitif ou documenter une évolution dans le temps.

La consultation chez un(e) neuropsychologue est indiquée dans diverses situations, notamment :

chez l’enfant ou l’adolescent : suspicion de troubles des apprentissages (dyslexie, dyscalculie, etc.), trouble déficitaire de l’attention avec ou sans hyperactivité (TDAH), trouble du spectre de l’autisme (TSA), haut potentiel intellectuel, difficultés scolaires inexpliquées.

chez l’adulte : troubles attentionnels, suspicion de TDAH adulte, séquelles de traumatisme crânien, difficultés cognitives persistantes, suspicion de trouble du spectre de l’autisme ou de trouble cognitif d’origine psychiatrique.

chez la personne âgée : plaintes mnésiques, suspicion de trouble neurodégénératif (maladie d’Alzheimer, démence à corps de Lewy, maladie de Parkinson, etc.), suivi de l’évolution cognitive.

Le bilan permet ainsi d’apporter des éléments objectifs pour faire un diagnostic différentiel, orienter vers une prise en charge adaptée, ou aider à la reconnaissance d’un handicap ou d’aménagements scolaires/professionnels.

Un bilan peut être envisagé lorsqu’un enfant ou un adolescent présente des difficultés durables dans ses apprentissages, son comportement, son attention ou sa régulation émotionnelle, malgré un environnement scolaire et familial adapté.

Oui, je vous remets toujours un compte rendu papier lors du dernier rendez-vous de bilan, au cours de la séance de restitution. Ce document détaillé (de 15 à 50 pages) rédigé par mes soins comprend l’analyse des résultats des tests, un résumé des conclusions, ainsi que des recommandations adaptées à votre situation (par exemple, aménagements scolaires, suivi thérapeutique, orientation vers d’autres professionnels, etc.). 

Ce compte rendu peut être utilisé dans des démarches administratives ou scolaires, ou pour partager les résultats avec d’autres professionnels de santé impliqués dans votre le suivi.

Oui, la consultation chez un(e) neuropsychologue est tout à fait indiquée en cas de suspicion de trouble déficitaire de l’attention avec ou sans hyperactivité (TDAH), de trouble du spectre de l’autisme (TSA) ou de troubles spécifiques des apprentissages (dyslexie, dyscalculie, dysorthographie, etc.). 

Le bilan neuropsychologique permet d’évaluer de manière fine les fonctions cognitives (attention, mémoire de travail, fonctions exécutives, langage, etc.), d’identifier les profils de fonctionnement, de contribuer au diagnostic différentiel et de proposer des aménagements ou des recommandations adaptés au contexte scolaire, professionnel ou thérapeutique.

L’évaluation s’inscrit souvent dans une démarche pluridisciplinaire et peut être complétée, selon les cas, par des examens complémentaires (orthophonie, psychomotricité, évaluation médicale, etc.).

Oui, il est tout à fait possible de réaliser un bilan cognitif à l’âge adulte. Ce type d’évaluation est indiqué lorsque vous ressentez des difficultés d’attention, de concentration, de mémoire, de planification ou de raisonnement, que ce soit dans un contexte personnel ou professionnel. 

Le bilan peut également être pertinent dans le cadre d’une suspicion de trouble neurodéveloppemental (comme un TDAH ou un TSA), pour évaluer les séquelles cognitives d’un traumatisme, ou encore pour objectiver un haut potentiel intellectuel. 

Il permet de mieux comprendre votre fonctionnement cognitif et d’identifier les éventuels troubles afin de proposer des recommandations personnalisées, tant pour la vie quotidienne que pour un suivi thérapeutique, une orientation ou une demande de reconnaissance de handicap.

Oui. Le bilan neuropsychologique est un outil précieux pour évaluer les difficultés cognitives survenant dans le cadre de pathologies psychiatriques (dépression, troubles anxieux sévères, troubles bipolaires, schizophrénie, etc.) ou neurologiques (traumatisme crânien, épilepsie, sclérose en plaques, AVC, maladies neurodégénératives). 

Ces troubles peuvent altérer l’attention, la mémoire, la flexibilité mentale ou les capacités de planification par exemple. L’évaluation permet de mieux comprendre l’impact de ces difficultés dans la vie quotidienne, de différencier les troubles cognitifs primaires de ceux secondaires à une souffrance psychique, et de proposer un accompagnement ou une orientation adaptés. Elle peut aussi contribuer au suivi de l’évolution de la situation clinique au fil du temps.

Oui, il est tout à fait possible de réaliser un bilan sans motif pathologique, simplement dans une démarche de meilleure connaissance de soi. Certaines personnes souhaitent mieux comprendre leur fonctionnement cognitif, identifier leurs points forts et leurs éventuelles fragilités, ou encore explorer leur style de raisonnement, leur attention ou leur mémoire.

Dans ce cadre, le bilan est centré sur une démarche de développement personnel, avec une restitution adaptée à cette intention. Il ne s’agit pas de poser un diagnostic, mais d’offrir une lecture individualisée du fonctionnement cognitif, appuyée sur des outils standardisés et une analyse qualitative.

Cela peut être particulièrement utile dans des contextes de réflexion sur sa trajectoire professionnelle, scolaire ou personnelle.

Si vous n’avez pas de plaintes particulières ou de difficultés neuropsychologiques spécifiques, le bilan d’efficience intellectuelle et l’inventaire de personnalité que je propose dans mon cabinet peuvent répondre à vos questions.

En cas d’urgence psychiatrique, par exemple en présence de risque suicidaire, de crise d’angoisse aiguë, de désorganisation comportementale, d’état délirant ou hallucinatoire, il est important de réagir rapidement et de s’orienter vers des services adaptés.

Plusieurs options sont possibles selon la gravité et l’urgence de la situation :

– appeler le 15 (SAMU) : en cas de danger imminent pour la personne ou son entourage

– se rendre aux urgences psychiatriques les plus proches

– contacter le 3114, numéro national de prévention du suicide (gratuit, 24h/24, 7j/7).

– en journée, contacter un médecin traitant, un psychiatre ou un centre médico-psychologique (CMP) pour un avis rapide

Il est important de ne pas rester seul et de demander de l’aide : les urgences psychiatriques sont des situations médicales à prendre au sérieux, au même titre qu’une urgence physique.

💶 Tarifs et remboursement des consultations et bilans neuropsychologiques

En France, les consultations et bilans réalisés par un neuropsychologue exerçant en libéral ne sont pas pris en charge par l’Assurance Maladie, même dans le cadre d’une affection de longue durée (ALD) ou sur prescription médicale.

Je vous recommande cependant de vous renseigner auprès de votre mutuelle pour connaître les éventuelles modalités de remboursement.​

Toutefois, certaines structures publiques telles que les Centres Médico-Psychologiques (CMP), les Centres Médico-Psycho-Pédagogiques (CMPP) ou les Centres d’Action Médico-Sociale Précoce (CAMSP) proposent des évaluations neuropsychologiques prises en charge par la Sécurité sociale. L’accès à ces services peut être soumis à des critères spécifiques et à des délais d’attente souvent très importants (plusieurs années pour des évaluations en CRA – Centre Ressources Autisme).

Par ailleurs, le dispositif Mon soutien psy permet le remboursement de séances d’accompagnement psychologique chez un psychologue partenaire conventionné. Ce dispositif s’adresse aux personnes éprouvant un mal-être psychologique. Chaque séance est facturée 50 € et remboursée à 60 % par l’Assurance Maladie, le reste pouvant être pris en charge par la mutuelle selon les garanties souscrites . Il est important de noter que ce dispositif concerne l’accompagnement psychologique et ne couvre pas les bilans neuropsychologiques. Je ne fais pas partie du dispositif.

Non. Je ne fais pas partie du dispositif MonPsy.

Le coût d’un bilan neuropsychologique peut paraître élevé, mais il reflète l’ensemble du travail réalisé avant, pendant et après la passation ainsi que le coût du matériel spécialisé utilisé. En effet, un bilan ne se limite pas au temps passé en face à face, il comprend plusieurs étapes essentielles : l’entretien clinique pour l’anamnèse et orienter l’évaluation, la passation des tests, souvent répartie sur une ou plusieurs séances, la cotation manuelle et/ou informatisée de l’ensemble des épreuves, l’analyse et l’interprétation approfondie des résultats, qui demandent un haut niveau d’expertise, la rédaction d’un compte rendu détaillé, rigoureux et utile pour les démarches éventuelles (scolaires, médicales, administratives), un entretien de restitution, qui me permet de vous expliquer les résultats, de répondre à vos questions et de vous proposer des pistes de prise en charge ou d’aménagement.

De plus, j’utilise du matériel professionnel coûteux, soumis à licence, fournis par des éditeurs spécialisés (comme Hogrefe ou Pearson), et je dois régulièrement me former pour rester à jour.

🔒 Confidentialité et cadre thérapeutique

Oui, la confidentialité est une valeur fondamentale de la pratique neuropsychologique. Toutes les informations recueillies lors du bilan (entretien clinique, résultats des tests, conclusions) sont strictement confidentielles. Elles ne seront partagées avec des tiers que si vous en faites la demande explicite et sous réserve de votre consentement. Cette confidentialité est protégée par le code de déontologie des psychologues et est essentielle pour instaurer une relation de confiance.

Les résultats du bilan neuropsychologique sont accessibles uniquement à la personne évaluée et, avec son consentement, à ses proches (par exemple, parents d’un enfant ou d’un adolescent). 

Si des recommandations doivent être envoyées à des professionnels de santé ou à un établissement scolaire, un consentement préalable est nécessaire. Les résultats peuvent également être partagés avec d’autres intervenants professionnels (médecins, thérapeutes, enseignants) si cela est jugé utile pour la prise en charge et si vous en donnez votre accord.

Les résultats du bilan neuropsychologique peuvent être demandés dans certains cadres administratifs ou judiciaires (par exemple, demande de reconnaissance de handicap, ajustement scolaire ou professionnel).

Cependant, dans ces cas, votre consentement explicite sera requis pour partager ces résultats avec les autorités concernées. Si vous souhaitez que les résultats soient utilisés dans un cadre spécifique (par exemple, pour une demande de prise en charge ou une procédure judiciaire), il est essentiel d’en discuter avec le neuropsychologue au préalable.

Oui, en tant que psychologue, le neuropsychologue est soumis à un code de déontologie qui garantit la protection de la personne, le respect de sa dignité, et la confidentialité des échanges. Ce code de déontologie assure également que les interventions sont menées dans le respect des principes de compétence, d’indépendance et de non-jugement. En cas de doute ou de question sur le déroulement de la consultation, vous pouvez en discuter directement avec moi.

Contactez-moi pour tout renseignement complémentaire

Je reste à votre écoute pour toute question complémentaire, n’hésitez pas à me joindre via le formulaire de la page contact. Je vous répondrai rapidement.